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AVIS D'EXPERTS SUR LA DERMOPIGMENTATION


Maquillage permanent, maquillage semi-permanent, dermopigmentation, micro-pigmentation, comment s’y retrouver ? On a fait le point avec deux professionnelles du milieu afin d’y voir plus clair. On vous les présente tout de suite et c’est parti pour cinq questions-réponses passées à la loupe pour être incollable sur le sujet !
 
Nos deux expertes
 
Joss Devilleuneuve, fondatrice de l’Atelier du Sourcil.
Maquilleuse professionnelle avant tout, elle est autant une femme de terrain qu’une femme d’affaires. Elle crée l’Atelier du Sourcil en 2006. Dès l’arrivée de la dermopigmentation en France, elle se forme à cette technique et suit son évolution. Pionnière dans ce domaine, elle proposera la dermopigmentation au sein de ses ateliers dès l’ouverture du premier (90 points de vente aujourd’hui). Vraisemblablement, ce sujet n’a plus de secret pour elle !
 
Bérengère Ducloux, Make-up Artist.

Première question : maquillage permanent, maquillage semi-permanent, micro-pigmentation, dermopigmentation, quelles différences ?
 
Joss Devilleuneuve: Malgré ces différentes appellations, tous ces termes regroupent bien une même méthode : celle d’implanter des pigments sous la peau pour combler un manque de pilosité, intensifier le regard, redessiner les lèvres... Pour rentrer un peu plus dans les détails, le terme « maquillage permanent » ne devrait en fait pas être employé puisque que le résultat évolue avec le temps (en fonction du type de peau, des pigments utilisés, du mode de vie, de l’exposition au soleil) et nécessite des retouches après quelques années (3 à 5 ans en moyenne).
 
Pour la petite histoire, la dermopigmentation arrive en France dans les années 80 et est prise d’assaut par les instituts de beauté. Au début, on travaille avec une pièce de bambou, une aiguille et un fil, ce qui semble bien archaïque comparé aux appareils qui progressivement ont vu le jour. Hygiéniquement parlant, le bambou était très honorable, niveau praticité et rapidité la machine l’est tout de même bien plus.
 
Deuxième question : pourquoi avoir recours à la dermopigmentation ?
 
Joss Devilleuneuve: Certains ont recours à la dermopigmentation par simple souci de coquetterie (être maquillés en toutes circonstances, gain de temps le matin). A contrario, d’autres choisissent le maquillage semi-permanent pour, par exemple, camoufler une imperfection cutanée comme des lèvres mal dessinées ou pour palier à un manque de pilosité au niveau des sourcils.

Troisième question : sur quelle zone du visage peut-on réaliser un maquillage semi-permanent ?
 
Joss Devilleuneuve:

- Les lèvres ou le contour des lèvres 
De plus en plus de femmes font appel à la dermopigmentation sur les lèvres pour les redessiner mais également pour retravailler leur couleur. Les techniques proposées aujourd’hui permettent de réaliser un maquillage semi-permanent ultra-naturel. Quand le travail est bien fait, on vous met au défi de faire la différence entre des lèvres redessinées par dermopigmentation ou simplement maquillées !
 
- Les yeux 
La dermopigmentation est utilisée sur les yeux pour souligner le regard en déposant des pigments sur la ligne des cils supérieurs ou inférieurs (partiellement ou sur toute la longueur).
 
- Les sourcils 
Le maquillage semi-permanent au niveau des sourcils est sûrement le plus connu et demandé. Il permet de dessiner des sourcils inexistants, d’épaissir des sourcils trop fins ou irréguliers ou de combler un manque de pilosité à un endroit.
 
On peut également dessiner des grains de beauté grâce à la dermopigmentation et même des tâches de rousseurs avec des pigments aux tons très clairs !
 
Quatrième question : passons à l’aspect pratique, comment ça marche ?
 
Joss Devilleuneuve: Le procédé consiste à implanter des pigments naturels sous la peau à l’aide d’une ou plusieurs aiguilles juxtaposées et reliées à un appareil. On peut le comparer à un tatouage car la méthode d’implantation est similaire mais la technique utilisée permet un résultat « à la demande » : allant de ultra-naturel à beaucoup plus sophistiqué et prononcé.
 
Par exemple, à l’Atelier du Sourcil, on propose trois techniques pour trois résultats :
- La méthode appelée Microblading : à l’aide d’un stylo et de micro-aiguilles alignées,  on dessine ou redessine un sourcil quasi inexistant,
- La méthode Point par Point : à l’aide d’un stylo également mais cette fois-ci avec une seule aiguille, on refournit un sourcil parsemé,
- La méthode avec un appareil électrique : elle sera utilisée uniquement pour dessiner un trait au ras des cils ou pour tracer des sourcils très graphiques.
 
Une fois l’intervention terminée, le plus dur est passé ! Ce n’est pas une technique très douloureuse mais ça reste tout de même des aiguilles qui viennent nous picoter le visage. Le jour même on peut ressentir des petites démangeaisons qui s’atténueront rapidement. Les jours suivants, des petites croûtes tomberont pour finalement laisser place à la couleur choisie au préalable (teinte légèrement plus foncée avant leur chute). Donc pas de panique si la couleur semble trop foncée les premiers jours. Après un mois de stabilisation de la couleur, un rendez-vous de vérification est nécessaire.
 
Cinquième question : des effets secondaires sur la peau ont-ils été identifiés ?
 
Joss Devilleuneuve nous explique qu’en trente ans de métier, elle n’a jamais vu ou entendu parler d’effets secondaires au sujet de cette technique. En effet, si les esthéticiennes qui la pratiquent sont formées et qualifiées, que le matériel utilisé est aux normes, que les pigments implantés sont naturels et que l’on a pris connaissance des éventuelles allergies de la cliente, il n’y aucune raison qu’il y ait d’effets secondaires.
 
Cependant, elle insiste sur l’importance de bien réfléchir avant d’avoir recours au maquillage semi-permanent. Une fois les pigments implantés, ils sont bien installés. Il ne faut pas oublier que l’on implante quelque chose sous la peau et que celle-ci est vivante. La couleur bougera forcément avec le temps, elle s’altère et s’estompe avec les années, ce qui nécessitera des retouches et un suivi sur du long terme.
 
En cas de déception, le dernier recours est la dépigmentation (également proposée par l’Atelier du Sourcil). Grâce à cette technique on peut complètement faire partir la pigmentation. A l’aide d’un produit que l’on pose sur la zone à traiter, les pigments vont ressortir et disparaître.
 
Bérengère Ducloux confirme. A ce jour, elle n’a pas vu ou entendu parler d’effets secondaires particuliers. Cependant, en tant que maquilleuse professionnelle, elle a vu passer quelques ratés... Elle met en garde sur les mauvaises surprises et préconise de commencer avec parcimonie et ne pas aller dans le trop prononcer dès le début.
 
 LAURA MARGIS

 
 
 
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